Logo de Facebook Logo de Twitter
PDF Imprimer Envoyer

 

Cliquez pour agrandir

Couverture du livre Le cordon de soie - Actes SudLe cordon de soie

Cet ouvrage constitue le prolongement naturel de Je porte un enfant et dans mes yeux l’étreinte sublime qui l’a conçu, qui montre et raconte le lien entre une mère et son bébé, lorsque celui-ci n’était encore qu’un foetus, un enfant à paraître. Le cordon de soie raconte en images et en mots, cette fois après la naissance, l’évolution du lien mère-enfant durant les trois premières semaines de la vie. Quand ce bébé n’est encore qu’un nouveau-né que sa mère allaite, découvre, baigne, câline et regarde s’ouvrir au monde, quels sentiments l’animent, quelles questions la traversent?
“Au bout de deux ans, je me rendis compte que ces textes rassemblés pour la grossesse étaient incomplets, une moitié du coeur manquait. cet enfant imaginé pendant qu’une femme le portait allait paraître et tisser encore un lien fondamental avec sa mère. Et les trois premières semaines de cette (re)connaissance soufflaient à mon oreille les mots du désir, de la surprise et de la jouissance d’être mère et parfois aussi de la peur… j’ai écrit les textes et les ai montrés à Sylvie [photographe de l’ouvrage] avec l’envie de voir ses images. Nous les imaginions intimes en plan rapproché avec une mère qu’on devine dans l’ombre. Une mère qui nourrit, berce, câline, baigne et surtout s’interroge en le regardant dormir. Une mère qui le découvre très tôt yeux grands ouverts sur le monde avant de s’y élancer et d’y faire sa vie. Tout en lumière naturelle, en tissant de la confiance et de la douceur avec les mères et leurs enfants, Sylvie a su avec sa grande sensibilité saisir ces moments uniques qui n’ont en général pas de témoins.”

 

Extrait:

 

 

Ne pas dormir, suivre du doigt le mouvement de tes mains. Toucher la douceur de ta joue, lécher la rondeur de ton crâne, respirer sur ta nuque la chaleur mouillée de ton corps endormi. Si petit, si blotti. Je ne sais si je suis dans l’interdit de palper ce corps qui fut mon intérieur avant que d’être un autre. Où commence et où s’arrête le désir d’une mère de pleurer sa joie en caressant la chair de sa chair ?

 

Vous pouvez utiliser les flèches du clavier pour naviguer une fois la première image ouverte


Share