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Journal de Fred

1er janvier 2007

Une île au large de l'espoir

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Île Quisqueya

 

Voici qu’une île est en partance et qui sommeillait en nos yeux depuis les portes de l’enfance.

Jacques Brel

En remontant loin dans la mémoire, il y eut toujours une île...
Une terre entourée d’océan, un espace baignant dans le rêve et le désir. Je voyageais peu dans mon enfance. La voiture était mon navire. Nous allions près de l’Atlantique.
Est-ce dans la fureur de ses tempêtes que je devinais un autre départ?
Cette terre choisie est venue beaucoup plus tard. Elle s’appelait Quisqueya.

 

 

«L’île est femme de toutes ses mères, filles, sœurs, épouses qui ne se redressent que pour tant fixer l’horizon d’Ouest, qu’il paraît près de se dissoudre et de laisser voir, enfin, la voile attendue jusqu’à l’hallucination. L’homme, où est l’homme en ce lieu ? Non celui qui est en graine ou, à l’autre bout de la vie, celui que l’âge féminise, mais l’homme fait, dans sa stature d’arbre ? Aurait-il déserté ? Mais non, il s’est hasardé en pays ennemi, aussitôt pris dans une mêlée de vagues ; il fait campagne dans l’immensité mâle du flot et du vent conjugués – dans une barque, un bateau, un navire à contours de vulve !...
L’île est féminine comme la solitude, l’attente, l’espérance, l’angoisse, la prière, la supplication, la douleur, les larmes, l’amertume et la résignation. Et féminines, l’église et sa pénombre étiolée – de tout cela.»

François Solesmes, L’Île même, Encre Marine 2005

 

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